CODIFAlzheimer
Coordination
d’Ile-de-France Alzheimer
68
rue des Plantes Porte D 16
75014
PARIS
Correspondance :
17
Bd de l’Ouest 93340 LE RAINCY
Association
agréée
Décret
n° 2006/1524 du 11/10/06
Préfet
de Région Ile de France
INFOS
EXPRESS JUIN 2008
Alzheimer
et Présidence Française de l’Union Européenne
La
France a défini 5 priorités en matière de santé pour sa présidence à partir du
1er Juillet prochain :
La
maladie d’Alzheimer, la sécurité sanitaire, la lutte contre le tabagisme, la sécurité
et la qualité des produits pharmaceutiques et « l’Europe au service des patients ».
Dans
le cadre de cette présidence européenne, une conférence Alzheimer est prévue à
Paris le 31 Octobre.
Et
pour « l’Europe au service des patients, une conférence est prévue les 13
et 14 Octobre à l’Institut Pasteur sur les maladies rares,la coopération transfrontalière
et les droits des patients.
« Les
unités spécifiques Alzheimer en EHPAD »
Le
terme « unité Alzheimer » recouvre en fait des unités spécifiques aux
projets de vie et de soin différents selon une enquête de la Fondation Médéric
Alzheimer.
Dans
cette enquête, 530 EHPAD ont indiqué parmi 14 critères proposés, les 5 qui caractérisaient
le lieux leurs unités Alzheimer. L’analyse des réponses permet de définir 4 grands
types d’unités spécifiques Alzheimer :
Les
unités spécialisées Alzheimer en SSR
Le
Dr Alexandra Fourcade, chargée de mission à la Direction de l’hospitalisation
et de l’organisation des soins (Dhos) a indiqué le 28 mai dernier que 24 unités
spécialisées seraient créées d’ici fin 2008 dans certains services de soins de
suite et de réadaptation (SSR).
L’objectif
est de mettre en place au total 120 structures de ce type de 10 à 12 lits d’ici
fin 2012, pour répondre aux situations de crise à domicile ou en établissement.
La
Dhos réfléchit également sur l’identification d’un ou deux centres de référence
pour les malades jeunes.
Les
nouveaux métiers du plan Azheimer
Le
Dr Fourcade a également annoncé que 1000 coordonnateurs de soins et 500 assistants
de gérontologie seront formés d’ici 2012. La Dhos travaille également à l’adaptation
de la formation initiale des psychomotriciens et des ergothérapeutes. Cette adaptation
des formations apparaît comme complexe et difficile ….. !
Suivi
du nouveau Plan Alzheimer : 1ère réunion en Juillet
Florence
Lustman en charge du pilotage du plan a précisé le 28 mai dernier, que l’équipe
qui pilotait le plan était très restreinte ( 4 personnes).
Certaines
mesures du plan sont complexes et nécessitent de nombreux intervenants comme la
création des MAIA par exemple.
Un
premier comité de suivi avec les acteurs publics et les principaux partenaires
se tiendra début Juillet.
Elle
a également confirmé la tenue d’une conférence européenne sur la maladie d’Alzheimer
les 30 et 31 Octobre prochains à Paris.
Pour
le volet Recherche du Plan Alzheimer, la fondation de Coopération Scientifique
devrait être créée le 30 Juin.
Soutien
des enfants de malades jeunes
La
perception récente des besoins particuliers des familles de malades jeunes laisse une large
place aux possibilités de créativité, d’imagination et de générosité.
Ainsi,
est organisée pour la première en Oklahoma aux Etats-Unis, une colonie de vacances
de répit pour des adolescents ayant un parent ou un grand-parent vivant à domicile
avec une forme précoce de la maladie d’Alzheimer. Au programme : camping,
natation, pêche, tir à l’arc, équitation, atelier d’art, mais surtout une journée
de formation qui leur est spécialement destinée :
Cette journée a pour but de leur faire comprendre comment faire face à leurs émotions, de les informer sur le programme Safe Return (retour à domicile des personnes égarées), de les aider à construire un réseau social avec leurs pairs affrontant des problèmes semblables, et même d’apprendre à cuisiner pour une bonne nutrition. Cette initiative a été développée à l’origine pour douze adolescents avec des soutiens financiers individuels.
Alzheimer
et antipsychotiques
Une
étude américaine publiée montre que les antipsychotiques, même lorsqu’ils sont
prescrits pour une courte durée, sont associés à un risque accru d’hospitalisation
ou de décès dans les 30 jours suivants, pour les personnes âgées atteintes d’une
pathologie de type Alzheimer.
Source : APM International
Une
autre étude américaine montre que l’arrêt des antipsychotiques ne modifie pas
les symptômes psycho-comportementaux des
personnes malades en institution, et semble même les améliorer dans certains cas !
Source
:lettre des unités de soins Alzheimer – Serdi Editions
Evolution
MCI en maladie d’Alzheimer : facteurs prédictifs
Une
étude publiée dans la revue Neurology 2008 montre que le risque de conversion
des troubles cognitifs légers (MCI) en maladie d’Alzheimer étaient sensiblement
plus important chez les personnes ayant des symptômes neuropsychiatriques :
anxiété, troubles de l’humeur et de la
motivation.
Un nouveau traitement en essai de phase II
Le Dimebon (Medivation Inc.), un inhibiteur de la perte neuronale, a été évalué
en Russie dans un essai clinique de phase II (détermination de l’efficacité et
de la sécurité d’un médicament sur un petit effectif chez l’homme) auprès de 123
patients atteints d’une forme légère à modérée de la maladie d’Alzheimer.
A un an de suivi, par rapport aux personnes recevant un placebo, les personnes traitées par le Dimebon montrent une amélioration significative des fonctions cognitives sur neuf des onze domaines de l’échelle ADAS-cog, et de la réalisation des activités élémentaires et instrumentales de la vie quotidienne mesurée par l’échelle ADCS-ADL, sur les sous-domaines : manger, aller aux toilettes, utiliser le téléphone, converser, préparer un repas, voyager, honorer ses rendez-vous, lire, utiliser les appareils ménagers. Le temps d’aide, mesuré par l’échelle RUD-lite a été diminué significativement de cinquante et une minutes par jour en moyenne pour les aidants des personnes traitées par le Dimebon, par rapport aux aidants des personnes sous placebo, après six mois de traitement. En six mois, le temps journalier d’aide est passé de 4,4 à 3,9 heures chez les personnes traitées par le Dimebon, et de 5,1 à 5,4 heures chez les personnes sous placebo. Le Dimebon est bien toléré à un an, les événements indésirables les plus fréquents étant une bouche sèche et une humeur dépressive. Un essai de phase III est en cours pour confirmation de ces résultats sur un plus grand effectif, avant le dépôt d’une demande d’autorisation de mise sur le marché en Europe et aux Etats-Unis en 2010, et un lancement éventuel en 2011.
Source :
Observatoire Médéric Alzheimer
La réserve neuronale : une cible thérapeutique ?
Pour André Delacourte, directeur de recherche au centre Inserm
de Lille, l’histoire naturelle et moléculaire de la maladie d’Alzheimer indique
une autre piste thérapeutique, celle de la réserve neuronale, en attendant un
éventuel succès de l’approche curative ciblant la cascade amyloïde et la protéine
tau.
La maladie d’Alzheimer doit être vue sous un angle
bidimensionnel, en fonction du temps et de l’espace cérébral. Le processus dégénératif
démarre réellement lorsque la pathologie tau monte en puissance dans la région
de l’hippocampe pour envahir ensuite le cortex temporal et les régions « polymodales
associatives », qui rassemblent et intègrent l’ensemble des informations cognitives,
avant de terminer sa course dans les régions responsables des organes des sens
et de la motricité. La dynamique de progression de la pathologie tau peut être
foudroyante ou progressive, selon une échelle de temps de six à sept ans en moyenne.
Mais le cortex temporal peut être atteint par la maladie d’Alzheimer sans signes
patents de déficit cognitif. Cela veut dire que des forces de compensation sont
venues suppléer l’atteinte neurodégénérative de la région limbique et temporale,
où plusieurs milliards de neurones ont été perdus : il existe une réserve
et une plasticité neuronales, qui permet de contenir pendant un certain temps
la progression de la maladie. La pathologie vasculaire pourrait endommager le
tissu compensateur, aggravant l’effet clinique du processus neurodégénératif.
Source : Observatoire Médéric Alzheimer
et La Revue de Gériatrie mars 2008.
Alzheimer : Risques vasculaires et diabète
Selon
des données d’autopsie portant sur 3 400 personnes de 75 ans et plus, suivies
pendant 12 ans par l’Université de Washington (Etats-Unis), 45% du risque de démence
est associé à la maladie d’Alzheimer, 10% à la démence à corps de Lewy, et 33%
peut être attribué à des atteintes sur le long terme, des micro-vaisseaux, endommagés
notamment par l’hypertension et le diabète.
Le diabète prédisposerait à la
survenue de la maladie d’Alzheimer au cours du vieillissement. Le laboratoire
de neurobiologie cellulaire du Salk Institute de San Diego montre, chez la souris,
que les dommages vasculaires sont présents bien avant l’apparition des premiers
signes apparents de mort neuronale ou de dépôts amyloïdes. Ces dommages vasculaires
sont dus à la surproduction de radicaux libres, qui détruisent par oxydation les
cellules des parois des vaisseaux sanguins du cerveau. Les auteurs émettent l’hypothèse
d’une synergie toxique entre la protéine amyloïde circulant dans le sang en faible
quantité et le niveau élevé de sucre sanguin chez les personnes diabétiques
Source :
Observatoire Médéric Alzheimer
Alzheimer
et Ibuprofène
Une
étude américaine a comparé la prise de différents anti-inflammatoires non stéroïdiens
(AINS) chez 49 349 malades Alzheimer, vétérans de l’armée américaine.
L’analyse
des données montre que le risque de maladie d’Alzheimer diminue selon la durée
de consommation d’AINS :
De
10% avec 3 à 4 ans de consommation, de 24% avec au moins 4 ans.
L’effet
protecteur le plus net a été observé pour l’ibuprofène, avec un risque réduit
de 16% pour une consommation de 3 à 4 ans, de 27% pour 4 à 5 ans et de 44% pour
plus de 5 ans de consommation.
Source APM International
Thérapies
non médicamenteuses
Une
étude publiée en 2007 semble montrer que la thérapie de réminiscence, approche
psycho-sociale fréquemment utilisée dans les « ateliers de stimulation cognitive »
n’apporte pas de bénéfices sur le plan des performances cognitives, ni sur le
plan des troubles du comportement pour les personnes atteintes d’une démence vasculaire.
Une
autre étude montrerait une certaine efficacité des thérapies occupationnelles
en centre de jour sur les symptômes psycho-comportementaux,
lorsque ces thérapies sont effectuées par séances de 2 heures par jour,
5 jours par semaine….. ce qui remet en question le principe de l’efficacité
pour la personne malade ( en dehors du principe de répit pour l’aidant familial
) des accueils de jour ne prenant les malades que 2 jours par semaine.
Source : Lettre des unités de soins Alzheimer –
Serdi Editions
Les
conditions de fin de vie dans les hôpitaux français
Une
étude publiée ……….aux états Unis, dans les Archives of Internal Medicine, a été
menée dans 200 hôpitaux français sur la prise en charge des patients en fin de
vie et les conditions de décès des patients hospitalisés. Elle a été menée en
2004, AVANT la loi Leonetti, dans 1 033
services de médecine, chirurgie, gériatrie, urgences, soins palliatifs
et réanimation. Dans ces services, une infirmière était chargée pendant 2 mois,
de relever les éléments objectifs cliniques, familiaux et organisationnels concernant
l’évolution du patient au cours de ses derniers jours.
Sur
3 793 patients décédés pendant l’étude, 75% des décès étaient médicalement
prévisibles, mais seuls 24,4% avaient un proche à leur côté.
44,2%
ont reçu des opiacés durant leurs dernières heures de vie, mais seuls 12% des
patients ont bénéficié d’une consultation de soins palliatifs ; 12,2% seulement
des services disposaient de protocoles écrits de fin de vie.
Seules
35,1% des infirmières ont estimé que les conditions du décès étaient « acceptables
pour elles-mêmes ».
L’étude
propose 2 types de solutions pour améliorer
la prise en charge de la fin de vie :
Source APM International
Les nouvelles missions de l’hôpital selon le rapport
Larcher
L’une des seize mesures préconisées dans le rapport Larcher sur les missions de l’hôpital, remis au président de la République le 10 avril 2008, est d’assurer une prise en charge multidimensionnelle des personnes fragiles. Le rapport préconise également de mieux intégrer la dimension sociale et médico-sociale de l’hospitalisation afin d’assurer la continuité de la prise en charge :
Dans son discours du 17 avril, le Président de la République rappelle que « l’hôpital doit s’adapter au vieillissement de la population » et réaffirme le rôle central des hôpitaux locaux et l’accès direct aux services de gériatrie. Il rappelle aussi, comme le prévoit le plan Alzheimer, que la personne très âgée doit bénéficier de l’attention d’un coordonnateur de soins : « ce dont le patient a besoin, c’est beaucoup plus qu’un traitement : c’est que soit préparée, dès le début de l’hospitalisation, la prise en charge à sa sortie de l’hôpital. »
Source www.agevillagepro.com
et Observatoire Médéric Alzheimer
Les
aidants familiaux en 2030
Comment
les personnes dépendantes seront-elles entourées en 2030 ?
La population
de personnes dépendantes âgées de 75 et plus devrait augmenter de plus de 70%
en Europe d’ici 2030 dans les conditions de santé d’aujourd’hui. Dans le même
temps, la part dans cette population des personnes sans conjoint ni enfant vivant
devrait diminuer au profit des personnes ayant au moins un parent (enfant ou conjoint)
pouvant éventuellement les aider. Les situations resteront contrastées entre les
hommes et les femmes en situation d’incapacité, les chances pour les hommes d’avoir
un conjoint auprès d’eux étant bien plus élevées que pour les femmes. La croissance
de la part des personnes très âgées, la masculinisation des aidants conjugaux
et la survie plus fréquente des couples dont les deux membres seront dépendants
feront grossir la population demandeuse d’une aide d’ordre professionnel.
Source : Observatoire Médéric Alzheimer
Quelques
chiffres de l’Alzheimer dans le monde
Chaque
année, 4,6 millions de nouveaux cas Alzheimer et maladies apparentées
1
nouveau cas toutes les 7 secondes.
Augmentation
de 100% des cas de 2010 à 2040 dans les pays développés
Augmentation
de 300% dans les pays en voie de développement.
Clauses
abusives des contrats des maisons de retraite
La
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des
fraudes (DGCCRF) a publié 12 recommandations sur les clauses abusives des
contrats de séjour des établissements hébergeant des personnes âgées.
Parmi
ces recommandations :
La
DGCCRF rappelle également que la personne hébergée doit pouvoir disposer librement
des sommes qui lui reviennent.
Les
établissements doivent définir les procédures assurant le respect de la vie privée,
particulièrement concernant les données personnelles à caractère médical.
Augmentation des charges employeur
Les cotisations URSSAF des bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ont augmenté de 3.70% depuis que les employeurs d’aides à domicile âgés ou handicapés ne sont plus exonérés du paiement des cotisations liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Application au 1er janvier 2008. Pour une aide à domicile rémunérée 700 € par mois, il faudra débourser maintenant 77€ supplémentaires par mois, soit 310 € de plus par an
Minimum
vieillesse en 2006
Près de 600
000 personnes âgées très pauvres étaient bénéficiaires du minimum vieillesse en
2006 (610 euros mensuels pour une personne seule et 1 095 euros pour un couple),
soit 4.5% des personnes âgées de soixante-cinq ans et plus, majoritairement des
femmes et des personnes seules, selon une étude de la DREES.
Source : www.agevillage.com
-. DREES, Etudes et résultats 631, avril 2008.
Etude
IFOP pour MACIF « Connaître les aidants et leurs attentes »
« L’obligation
alimentaire : des formes de solidarité à réinventer »
Rapport
2008 du Conseil Economique et Social